
Imaginez une poupée russe — une matriochka. En bois peint, elle s'ouvre pour révéler une poupée plus petite à l'intérieur, puis une autre encore, jusqu'à ce que l'on atteigne la plus minuscule.
Chaque poupée représente une couche de notre être, du plus visible au plus intime — dans cet ordre : le corps physique, les émotions, le cognitif, l'identité et l'enfant intérieur.
Cette image simple peut nous aider à comprendre la complexité de notre fonctionnement intérieur, et surtout à mieux traverser les grandes épreuves de vie.
Cette métaphore est particulièrement parlante pour décrire ce que l'on vit lorsqu'on traverse une épreuve de vie intense : un deuil parental, un choc émotionnel, une perte profonde.
C'est un moment où tout se désorganise. Un moment où notre être est sens dessus dessous. Un moment où la poupée russe est complètement déstructurée, éclatée au sol — la pensée d'un côté, le corps de l'autre, les émotions éparpillées partout.
Le deuil parental, en particulier, bouleverse chaque couche de notre être de manière radicale. Il ne touche pas seulement le cœur : il atteint le corps, la pensée, l'identité même. On ne sait plus qui l'on est sans cet enfant. La matriochka est en morceaux.
Commence alors un chemin de guérison — un processus de reconstruction intérieure qui ne se fait pas d'un coup, mais couche par couche, dans le bon ordre.
On commence par le corps, puis on remet en place le corps émotionnel, suivi du corps mental, et ainsi de suite — jusqu'à ce que la matriochka retrouve sa forme, avec chaque pièce à sa juste place.
Ce processus, je l'accompagne au quotidien dans mon travail de coach spécialisée en deuil parental, hypnothérapeute et praticienne Reiki. Chaque outil que j'utilise s'adresse à une couche différente de cet être : l'hypnose pour libérer les mémoires enfouies, le Reiki pour rétablir la circulation énergétique, le coaching pour retrouver un sens et une direction.
Si l'on ne prend pas soin du corps physique dans le deuil, il finira par s'exprimer — parfois de manière violente. Mon brouillard mental permanent avait fini par me faire glisser dans cette phase. Comme si quelque chose à l'intérieur disait enfin : « Oh ça y est, là, on va remettre de l'ordre. Le mental prend trop de place — tiens, je vais envoyer un signal pour que tu t'occupes de ton corps physique. »
Et me voilà, la hanche bloquée, le dos qui tire, une sciatique. « Hop hop hop, occupe-toi de toi, c'est le moment ! », semblait dire cette partie de moi que j'avais complètement ignorée les temps précédents.
Alors contrainte et forcée par cet élan intérieur, je m'y attèle : remettre le corps en mouvement en douceur, consulter un ostéopathe, prendre un bain, me faire masser… Toutes les actions sont bonnes à prendre pour retrouver mes « contours » et remettre le corps physique à la bonne place.
La mémoire du corps ne ment pas. Dans le deuil, il stocke ce que l'esprit ne peut pas encore porter. L'écouter, c'est déjà commencer à guérir.
Il semblerait que s'occuper du corps physique permette déjà de libérer des nœuds émotionnels profonds — et c'est loin d'être un hasard. Le corps et les émotions sont intimement liés : quand l'un se détend, l'autre respire.
Si vous vous reconnaissez dans ces mots — si vous aussi, vous avez l'impression que votre poupée russe est éparpillée au sol — sachez que vous n'êtes pas seul(e), et que ce chemin peut être accompagné.
En tant que coach spécialisée en deuil parental, hypnothérapeute et praticienne Reiki, je vous propose un accompagnement doux et profond, qui s'adresse à toutes les couches de votre être : corps, émotions, pensées, identité.
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